Quand la fin justifie les moyens…

Buss-SnowdenEdward Snowden. Un nom qui est à lui tout seul tout un programme. Un dossier « extrêmement compliqué » aux dires du premier flic de France qui de « gazeux » devient avec le même talent « vaseux » ! Je t'aime je te hais je t'espionne... Une affaire de routine et rien d'autre. Les révélations d'Edward Snowden ne choquent que ceux qui entendent se parer de robes angéliques dans la cacophonie des cris d'orfraies et gloussements de vierges effarouchées !

Nous sommes espionnés, vous êtes espionnés, ils sont espionnés. Bien pire qu'un sein coquin, cachez nous cet espion vilain. Et pour ne pas le voir, soyons « réaliste » : sa demande d'asile « politique » poserait de « nombreux problèmes juridiques ».

Emmanuel Gazeux-Vaseux, premier flic de France, expert en « problèmes juridiques » nous le dit...

 

Il a même une opinion personnelle sur le sujet :
«Les Etats-Unis sont un pays démocratique, avec une justice indépendante. M. Snowden est un agent des services américains, et c'est un pays ami avec lequel nous avons des relations (...) Si cette demande est faite, elle sera toutefois examinée».

Elle a été examinée. Tournons la page.

Dans l'hebdomadaire allemand « Der Spiegel », l' Ennemi N° 1 de l'Oncle Sam a expliqué que les espions de la NSA "travaillent main dans la main avec les Allemands et la plupart des autres Etats occidentaux ».
Un « partenariat » établi afin de protéger les divers collaborateurs des Etats-Unis si la "façon dont ils violent largement la vie privée dans le monde est rendue publique" explique t-il.
Des informations confirmées par Gerhard Schindler, président des services secrets allemands...

Dans cette affaire qui n'en est pas une, il convient de revenir aux fondamentaux.

George Washington, premier président des Etats-Unis d'Amérique, adressait en son temps une belle lettre au peuple américain. Il exhortait son pays à tourner le dos aux affaires du « vieux monde ». Et de préciser :
« Étendre nos relations commerciales avec les peuples étrangers, et établir aussi peu de liens politiques que possible entre eux et nous, telle doit être la règle de notre politique. » Mais, toujours dans la même lettre :
« Si nous continuons à former une seule nation, régie par un gouvernement fort, le temps n'est pas loin où nous n'aurons rien à craindre de personne. Alors nous pourrons prendre une attitude qui fasse respecter notre neutralité; les nations belligérantes, sentant l'impossibilité de rien acquérir sur nous, craindront de nous provoquer sans motifs; et nous serons en position de choisir la paix ou la guerre, sans prendre d'autres guides de nos actions que notre intérêt et la justice. »

Le système « westphalien » qui posait comme principe : « l'équilibre des puissances, l'inviolabilité de la souveraineté nationale et le principe de non-ingérence dans les affaires d'autrui. » a toujours été mis à mal par les Etats-Unis. Souvenons-nous du président Carter...

Nous avons bien eu un « Kouchner »... chantre de l'ingérence ! Si les Etats-Unis nous espionnent, nous particulièrement, c'est pour un bon et honorable motif. Vous savez combien ce pays est attaché aux « Droits de l'homme » et combien il ne supporte pas l'injustice.

Nous tenons une révélation de la plus grande importance et vous la livrons sans crainte :
Les Etats-Unis sont inquiets des dérives policières et judiciaires qui fleurissent dans notre pays ! Ils risquaient de lancer une campagne mondiale pour la libération de Nicolas Bernard-Buss... Dans ce dessein, ne fallait-il pas nous espionner un peu ?

Léon Areva