La « division » n’est-elle pas un mal absolu ?

paul-marie-couteaux-1Conduire la France hors les sentiers qui la mène au fond du précipice ne sera pas une mince affaire... Il est évident que seule une union solide – union de circonstance, union d'intérêts et d'autres encore... - est la condition préalable à toute action efficace pour replacer la France et les Français sur la voie de leur histoire... Paul-Marie Coûteaux écrit sa vision d'un futur proche... « Lettre ouverte à MM. Copé, Fillon, et autres dignitaires de l'UMP »

 

Nul besoin d'être devin ou grand clerc pour prévoir que, si union il y aura, l'union d'intérêts prévaudra. La question que nous posons est sans acrimonie.

Cette union servira-t-elle les seuls intérêts de la France ? Nous n'entendons pas préjuger de l'avenir ; mais notre histoire récente ne nous incline pas à l'optimisme... Cette histoire est faite de trahisons et de reniements... Le futur n'est pas tant de s'assoir autour de la grande table, d'y aiguiser les appétits de certains, mais de s'engager à rayer d'un trait toutes les lois mortifères qui enserrent notre pays !
Pour le reste... nous verrons plus tard !

Portemont

Lettre ouverte à MM. Copé, Fillon, et autres dignitaires de l'UMP
Paris, vendredi 10 mai 2013

Messieurs les Présidents,

Le marasme politique, financier, économique, social, dans lequel est plongé notre pays, l'inquiétude et souvent le désarroi d'un nombre croissant de Français sont tels que s'impose peu à peu aux esprits l'idée de substituer aux clivages et aux rigidités politiques une union nationale large propre à soutenir un gouvernement de salut public. Certains songent à rapprocher la droite et la gauche parlementaires, formule à mon sens irréaliste. Aujourd'hui même M. Dupont Aignan en appelle à une union plus large encore, incluant aussi bien le Front national que le Front de Gauche - formule non moins irréaliste, attendu que des personnalités de gauche, outre qu'elles nous paraissent de toutes façons disqualifiées par leur sectarisme, sont paralysées par des pesanteurs idéologiques d'un autre âge ; l'objet de cette lettre est d'explorer avec vous la seule voie qui puisse conduire à un authentique Gouvernement de salut public, qui est à notre avis l'union des droites.

Pour huit Français sur dix (77 %) l'honnêteté n'est pas la vertu la plus partagée chez les politiques. Ils ne sont que 22% à les trouver honnêtes... Ils éprouvent pour leurs élus du dégoût pour 36% des « sondés » et pour 32% de la méfiance. Et ils ne sont plus que 1% à ressentir du respect pour leurs représentants... En trois ans, le sentiment de dégoût a progressé de 13 points, passant de 23 à 36%. Sondage « OpinionWay » pour LCI et Le Figaro, avril 2013.

Et ne pas se laisser aveugler par l'affaire Cahuzac...

Insertion Manants du Roi.

Créé voici un an pour réunir des gaullistes égarés, des souverainistes dispersés et des partisans d'un authentique rassemblement pour la République, le parti que je préside, le SIEL (Souveraineté, Indépendance et Libertés), entend mettre en œuvre un large regroupement de l'opposition. Dès sa création, le SIEL a appelé à une union trans-partisane, estimant déraisonnable d'en exclure les partisans de Marine le Pen depuis que celle-ci a entrepris de rénover le Front National ; il en a soutenu la candidature au premier tour de l'élection présidentielle et a ouvert, au second tour, l'hypothèse d'un vote en faveur de M. Sarkozy, au nom d'un « Tout sauf Hollande» qui nous parait plus actuel que jamais.

Il semble désormais qu'une telle démarche se trouve comprise et partagée par un nombre croissant de Français, notamment ce qu'il est convenu d'appeler « l'électorat de droite », singulièrement dans sa composante qui cultive depuis toujours les valeurs du patriotisme et de l'indépendance de la Nation. Déjà, plusieurs anciens membres du RPR (dont je suis moi-même), de DLR, du MPF, mais aussi des militants ou responsables de l'UMP nous ont rejoints, soucieux de faire valoir, dans la perspective des prochaines municipales, une large alliance des droites. Nous estimons que, si l'actuelle opposition a perdu la majorité dans la plupart des instances publiques, nationales ou locales, c'est que, face à des gauches dispersées mais capables de s'allier, c'est d'abord parce qu'elle s'obstine à perpétuer des divisions que les circonstances devraient dépasser.

Il est notable que les manifestations publiques qu'a organisées le SIEL au cours des derniers mois (un colloque à l'Assemblée nationale sur le thème des Libertés, suivi d'un forum de deux journées organisé à Dourdan sur le thème de « l'Union des Droites ») a permis la rencontre, dans une atmosphère générale d'entente et de concorde, de plusieurs membres des différents partis cités ci-dessus, du Front National et de l'UMP - dont plusieurs élus issus de votre parti, notamment en région parisienne. Il n'est pas moins notable que nous nous côtoyions depuis plusieurs mois lors des différentes « manifs pour tous », et nous avons défilé en tête des cortèges aux côtés de députés ou sénateurs UMP avec lesquels la conversation a toujours été aisée.