Le « Ministère public » persiste mais…

printemps-francaisLes juges l'entendent autrement. Le tribunal correctionnel de Paris vient de faire preuve de « clémence » dans la nuit de mercredi à jeudi, prononçant à l'encontre de huit manifestants contre le mariage de deux personnes de même sexe, de simples amendes pour deux d'entre eux et la relaxe pour les six autres...

 

Ces jeunes gens étaient bien sûr du « 26 mai »... Et les chefs d'accusation faisaient figure de routine : « violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique »... A l'audience, divers films ont été projetés mais aucun n'a pu étayer les faits imputés.

Le procureur avait requis des peines d'emprisonnement pour les huit prévenus, de la prison ferme pour sept d'entre eux (2 mois pour 6 et 4 mois pour un), modulant quelque peu en précisant : « Il n'y a pas de volonté de voir ces personnes incarcérées. Il y a la volonté de délivrer un message »...

Plusieurs de ces jeunes gens ont déclaré avoir été victimes d'insultes et de mauvais traitements de la part de membres des forces de l'ordre. Un des avocats de la défense, Me Maître, de préciser en réponse :
« Je ne dis pas que les torts sont du côté de la police. Je dis qu'il y a eu des instructions « en matière d'interpellations et de gardes à vue », des instructions émanant, selon lui, du « gouvernement ».Et de poursuivre :
« Il faut faire peur et ça marche. Ca a pris une résonance supplémentaire depuis qu'il y en a un qui y est allé » (en prison)...

Pas si sûr que cela... Il y a toute une jeunesse de France qui n'a pas peur et qui entend s'inscrire dans le temps long du combat à mener.

Léon Areva