Ainsi vogue la galère…

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Le titre d'un article du quotidien Le Figaro résume clairement la situation : « Émigration en vogue chez les médecins français ». Une situation rampante qui se propage sans bruit. Il est de bon ton de crier haro sur les « riches » qui fuient notre pays. Mais les « professionnels » qui s'évadent sont de plus en plus nombreux. Et les raisons sont toutes autres...

 

Quand marcher sur la tête devient un art typiquement français !

Rappelons que selon un rapport de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, près de 4 000 praticiens, souvent venus d'Afrique noire francophone ou du Maghreb, pallient depuis de nombreuses années les difficultés de recrutement des hôpitaux français.

Lire : http://www.francetvinfo.fr/decouverte/les-4-000-medecins-etrangers-pourront-continuer-a-exercer-en-france_54693.html

En attendant eux-aussi de pouvoir rejoindre la Belle Province ou une des belles provinces voisines ?

Léon Areva

Reprise d'un article de « mediscoop »...

C'est ce que titre Le Figaro, qui note qu'« attirés par de plus hauts revenus, des milliers de généralistes et spécialistes ont choisi de travailler hors de France ». Le journal livre le témoignage d'un généraliste, Hervé, « ravi d'avoir émigré il y a 8 ans à Montréal, où il est parti sur un coup de tête ». Le médecin raconte : « J'en avais marre de travailler seul, de subir la pression des patients, avec des conditions financières pas terribles malgré des journées folles et 6 jours de travail sur 7 ».

Le Figaro indique que « son installation comme «médecin de famille» a été longue, entre des examens sur les spécificités locales de santé et des stages, pendant lesquels il était «évalué, filmé, noté». Toutefois, «je n'exerce plus du tout le même métier», se réjouit-il. Au Québec, le médecin de famille [...] a «une place beaucoup plus importante qu'en France. Il suit tout le parcours du patient, les spécialistes ne sont que des consultants» ».
Le quotidien observe ainsi que « le Québec et Paris ont signé il y a 3 ans un accord pour normaliser les programmes de formation des médecins entre la province canadienne et la France. Plusieurs milliers de médecins et infirmiers français sont accueillis dans d'autres pays, sans convention spécifique. Ces transferts tentent surtout les hommes ».

Le Figaro précise que « certains pays accueillent surtout les spécialistes. C'est le cas du Québec, avec seulement 91 généralistes pour 465 médecins venus de l'Hexagone. Tous sexes et spécialités confondus, l'Italie recense 290 médecins français et l'Allemagne en compte 433 ».
« En Belgique, le nombre de médecins français a bondi de 42% en 5 ans, à 876, indiquait en avril le service public fédéral belge. Résultat, la France est en haut du podium pour les médecins étrangers en Belgique, qui représentent 8% des toubibs répertoriés en Belgique », continue le journal. Le quotidien relève qu'« en Belgique le phénomène s'explique moins par l'exil de médecins diplômés que par l'afflux d'étudiants français attirés par le système éducatif belge, et qui restent une fois leur diplôme en poche ».
« Cet afflux a fini par provoquer un débat national sur l'opportunité de changer les règles d'admission et entraîné des mesures pour limiter l'afflux d'étudiants étrangers dans les facultés de médecine et de soins dentaires. [...] Mais, cela ne freine pas l'exode parallèle des médecins belges à l'étranger », remarque Le Figaro.

Lire aussi : http://www.blogdelasante.com/pdbmedecin-francais-quebec/